Les arts de l’Islam au Louvre – que voir ?

Bonjour à tous ! Je vous ai proposé dans le dernier sondage de choisir votre article, et la majorité a décidé d’une idée de sortie au musée, c’est pourquoi je vous présente une visite que j’ai testée au Louvre : les départements des arts de l’Islam.

Il y a quelques jours, j’y suis allée pour visiter ce département rénové qui contient de magnifiques objets d’arts. Aspect non négligeable de la visite : j’y suis allée cet été un jour de pointe et le département était presque vide, donc j’ai pu profiter du calme et visiter tranquillement !

Seul bémol : le manque cruel d’explication sur l’usage des objets. La contextualisation historique est bien trop faible à mon goût ; les objets sont plutôt considérés du point de vue de l’art et de ses évolutions dans le monde islamique. Gabriel Martinez-Gros, historien médiéviste, intervient dans une video de deux minutes sur l’histoire des mamelouks, dans la deuxième salle ; ce n’est vraiment pas beaucoup, mais c’est déjà ça !

Mais alors, est-il intéressant d’y aller faire un tour quand on est novice comme moi ?

La nouvelle salle des arts de l'Islam au Louvre

La nouvelle salle des arts de l’Islam au Louvre

Oui, bien sûr, il y a tout de même des choses à apprendre et beaucoup à découvrir !

Voici quelques aperçus pour vous donner envie d’y aller :

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Quelques repères historiques sont donnés en début d’exposition : l’apparition de l’Islam au VIIe siècle, son expansion jusqu’en Espagne et jusqu’en Inde. La collection parcourt les arts de l’Islam jusqu’au XIXe siècle. Le site de la BNF fournit une chronologie du monde arabe plus fine et plus complète.

Il est aussi peut-être mieux de préparer la visite si vous le pouvez. Je vous conseille tout d’abord de voir le mini-site du Louvre dédié à ce département et qui présente quelques oeuvres bien mieux que sur place.

Ensuite, on peut trouver et lire quelques livres sur le sujet, que vous pourrez trouver dans votre bibliothèque municipale ou dans une librairie.

Les arts de l'Islam au Musée du Louvre. Album

Les arts de l’Islam au Musée du Louvre. Album

M. Clark, M. Chebel, L'Islam pour les nuls, 2008

M. Clark, M. Chebel, L’Islam pour les nuls, 2008

La préparation est d’autant plus importante si vous y allez avec un enfant. Adultes, vous pouvez faire face à cette rencontre avec un art qui nous est mal connu, mais pour les plus jeunes, ce peut être très vite ennuyeux et difficile à suivre. Voici donc quelques idées pour une visite agréable.

Dans les documents disponibles pour les enfants, j’ai remarqué un livre très bien fait et plein d’explications, au point qu’on pourrait le recommander aussi aux adultes : Comment parler des arts de l’Islam aux enfants, de Rosène Declémenti. Ce livre choisit quelques oeuvres majeures.

Rosène Declémenti, Comment parler des arts de l'Islam aux enfants, Le baron perché Editions, 2013

Rosène Declémenti, Comment parler des arts de l’Islam aux enfants, Le baron perché Editions, 2013

J’ai noté aussi l’existence du Dvd « 1 minute au musée » dédiés aux arts de l’Islam ; il est vraiment très bien et aborde beaucoup d’oeuvres. Voici le sommaire disponible sur le site de la boutique du Louvre.

1 minute au musée les arts de l'Islam

1 minute au musée les arts de l’Islam

 

Mais, pour improviser, vous pouvez aussi vous concentrer sur quelques oeuvres, voire une seule pour la première fois, surtout pour les plus petits : l’activité peut être de reconnaître les nombreux animaux présents sur certaines oeuvres, comme sur ce panneau aux paons ou sur le pyxide d’al-Mughira par exemple (vous en trouverez la présentation ici : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/pyxide-d-al-mughira).

Vous pouvez aussi jouer sur les couleurs et proposer de dessiner : comme pour l’hippopotame égyptien, le turquoise est souvent à l’honneur et les couleurs sont souvent chatoyantes !

Panneau aux paons, Ispahan, Iran, 1642-1666, Louvre

Panneau aux paons, Ispahan, Iran, 1642-1666, Louvre

J’espère que cet article vous donnera envie d’y aller ; si vous avez déjà visité ce département, n’hésitez pas à nous faire par de vos remarques et expérience en commentaire!

Comme d’habitude, je vous invite à voter pour l’article de la semaine prochaine !

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Une montre au poignée de ce roi assyrien ?

En visitant le British Museum il y a quelques années, j’avais vu cette sculpture assez amusante : le roi assyrien, certainement Teglath-Phalasar III, semble vraiment porter une montre ; détail amusant quand on sait qu’il régna au VIIIe siècle avant J-C, entre 745 et 727.

Je n’ai aucune idée de ce que peut bien être ce bracelet ; le bâton qu’il tient semble aussi tout important. Si vous avez des idées d’interprétation, n’hésitez pas à les mettre en commentaire ! 🙂

 

 

Pour l’Histoire : l’Assyrie fut le centre de plusieurs empires successifs en Mésopotamie depuis le 2e millénaire jusqu’au VIIe siècle avant J.-C ; l’apogée de l’empire fut au VIII-VIIe siècle. Le roi Teglath-Phalasar III a effectué de nombreuses conquêtes d’expansion, notamment vers la Méditerranée. En 612, une coalition des Medes et des Babyloniens, peuples qui vivaient respectivement à l’Est et au Sud-Est de l’empire assyrien, provoque la chute de l’empire.

Carte des différentes phases d'expansion de l'empire néo-assyrien (934-612 av. J.-C.)

Carte des différentes phases d’expansion de l’empire néo-assyrien (934-612 av. J.-C.)

 

Bien que les Assyriens paraissent loin et mystérieux, on connaît un petit peu de leur culture, sans même le savoir !

Tout d’abord, leurs taureaux ailés à tête humaine, comme celui ci, sont assez célèbres. 

Taureau androcéphale ailé gardien du palais de Sargon II à Dur-Sharrukin, en Assyrie, musée du Louvre.

Taureau androcéphale ailé gardien du palais de Sargon II à Dur-Sharrukin, en Assyrie, musée du Louvre.

Ensuite, ils avaient l’écriture cunéiforme, apparue au début du IIe millénaire, qui est très complexe malgré une apparente simplicité (mélange de sons et de signes…). Ce sont les tablettes d’argile inscrites en cunéiforme qui constituent les sources les plus nombreuses sur la vie des Assyriens.

Inscription en cunéiforme sur pierre.

Inscription en cunéiforme sur pierre.

Enfin, si vous avez joué (il y a longtemps…) au jeu d’aventure Louvre sur PC, vous reconnaîtrez le démon Pazuzu, un des quatre objets à récupérer dans un voyage dans le temps. La statuette date du 1er millénaire. La religion assyrienne a un dieu principal, Assur, mais d’autres divinités existent aussi, ainsi que des démons. Le démon Pazuzu est associé aux vents maléfiques, mais il peut avoir aussi un rôle protecteur.

Statuette protectrice en bronze du démon Pazuzu, musée du Louvre. "Je suis Pazuzu, fils de Hanpa. Le roi des mauvais esprits de l'air qui sort violemment des montagnes en faisant rage, c'est moi !"

Statuette protectrice en bronze du démon Pazuzu, musée du Louvre. Au dos des ailes : « Je suis Pazuzu, fils de Hanpa. Le roi des mauvais esprits de l’air qui sort violemment des montagnes en faisant rage, c’est moi ! »

 

En livres, pour les enfants à partir de 9 ans,  l’encyclopédie Oh! l’Antiquité de Gallimard Jeunesse est vraiment très complète, très bien illustrée et très agréable à lire. On peut feuilleter le livre sur internet par ici !

 J. Fullman, B. Porlier, Oh! L'Antiquité, Gallimard jeunesse, 2012

J. Fullman, B. Porlier, Oh! L’Antiquité, Gallimard jeunesse, 2012

Pour les plus grands, j’aime bien le livre La Mésopotamie, dans la collection Guide des Arts, chez Hazan. C’est une collection qui est aussi très illustrée. Le livre est très bien organisé en chapitres qui abordent tous les aspects de l’histoire de la mésopotamie : des grands souverains jusqu’à la vie quotidienne, en passant par l’art et les plus grandes oeuvres connues aujourd’hui.

E. Ascalone, A. Guglielmetti, La Mésopotamie, Hazan, 2006

E. Ascalone, A. Guglielmetti, La Mésopotamie, Hazan, 2006

Le légendaire Orient-Express

En ce moment, et jusqu’au 31 août 2014, est exposé à l’Institut du monde arabe, avec le partenariat de la SNCF, le train de l’Orient-Express.

Ce train mythique est connu de tous par la célèbre enquête : le crime de l’Orient-Express, bien sûr, enquête d’Hercule Poirot écrite  en 1934 par Agatha Christie, souvent adapté en film (notamment le film de Sidney Lumet en 1974). L’Institut du monde arabe propose des activités pour les enfants autour de cette mythique enquête :

Pour mémoire, l’enquête est la recherche du meurtrier d’un des voyageurs, tué durant le voyage, la nuit. Dans ce monde clos où se côtoient des gens très différents, Hercule Poirot est confronté à l’une des affaires les plus compliquées. La série Hercule Poirot, avec David Suchet, a récemment proposé une nouvelle adaptation dans un nouvel épisode en 2010. Elle ajoute un peu de philosophie en montrant que la difficulté de l’enquête n’est pas seulement liée à la quête de vérité, mais aussi à la notion de justice…

Murder on the Orient Express? No, just luxury, love - and Poirot - The Daily Mail 27 novembre 2010 - http://www.dailymail.co.uk/news/article-1333459/David-Suchet-Murder-Orient-Express-No-just-luxury-love-Poirot.html#ixzz2zKd3N4cU

« Murder on the Orient Express? No, just luxury, love – and Poirot » – The Daily Mail 27 novembre 2010 – http://www.dailymail.co.uk/news/article-1333459/David-Suchet-Murder-Orient-Express-No-just-luxury-love-Poirot.html#ixzz2zKd3N4cU

Lors de la museumweek sur twitter, l’Institut du monde arabe avait lancé ce jeu amusant d’imaginer (en 150 caractères !) à quoi rêvait cette jeune voyageuse :

Sur internet, la présentation du journal de bord d’un conducteur fictif, Jules Fradet, dans un site intéractif, aide à entrer en totale immersion dans l’histoire et l’ambiance des voyages de l’Orient Express : http://www.imarabe.org/il-etait-une-fois-orient-express/site-immersif. Sur Facebook, une page complémentaire au site donne des documents d’archives (photos…).

L’Orient-Express est né de la création, en 1872, de la Compagnie internationale de wagons-lits par un ingénieur belge, Georges Lambert Nagelmackers. Le train prend son premier départ en octobre 1883. Il propose une liaison de Paris jusqu’à Constantinople à partir de 1889, soit environ 70h de voyage pour faire plus de 3000 km. Sa vitesse pouvait atteindre 100 km/h.

Carte de l'Europe indiquant  quelques-unes des principales lignes sur lesquelles circulent les trains de luxe, wagons-lits et les wagons-restaurants. (entre 1872 (date de la création de Compagnie internationale des wagons-lits) et 1900). - Gallica

Carte de l’Europe indiquant quelques-unes des principales lignes sur lesquelles circulent les trains de luxe, wagons-lits et les wagons-restaurants. (entre 1872 (date de la création de Compagnie internationale des wagons-lits) et 1900). – Gallica

Durant la Première Guerre Mondiale, les liaisons avec Constantinople furent interrompues ; le train n’allait plus que jusqu’à Belgrade. En 1918, l’armistice fut signé dans un des wagons de la Compagnie, le fameux wagon n°2419, connu sous le nom de Wagon de l’Armistice. La voiture se trouvait dans une futaie de la forêt de Compiègne lors de la signature entre les Alliés (dont le maréchal Foch) et les Allemands (dont le ministre d’Etat Matthias Erzberger et le général major von Winterfeldtl de l’armée impériale). C’est ensuite lors de l’entre-deux-guerres, lorsque le trajet Paris-Constantinople fut rétabli, que le train a connu son âge d’or.

Photographie après la signature de l'Armistice

Photographie après la signature de l’Armistice

La seconde moitiés du XIXe siècle (voire le début du XXe siècle) est aussi la période de l’orientalisme, lorsque l’Orient, tel que perçu par les artistes occidentaux (des Balkans à l’Afrique du Nord), est devenu un objet d’inspiration. L’orientalisme est connu notamment par Eugène Delacroix, Victor Hugo et Théophile Gautier. On peut certainement trouver dans cet héritage culturel les racines du succès de l’Orient-Express et l’association de ce train avec l’imaginaire des voyages en Orient.

Alberto Pasini, Une mosquée, 1886, Metropolitan Museum of Art

Alberto Pasini, Une mosquée, 1886, Metropolitan Museum of Art

D’un point de vue artistique, le train est aussi célèbre pour son décor luxueux, au design l’Art déco. L’Orient-Express est une oeuvre d’art. Les artistes qui furent à l’origine du « style Orient-Express » furent l’artiste-décorateur René Prou, qui a décoré six voitures entre 1926 et 1929, et René Lalique, joailler de l’Art nouveau (voir sur le site de la SNCF pour plus de photos http://www.sncf.com/fr/groupe/train-orient-express).

L'Orient-Express, Restaurant Anatolie

L’Orient-Express, Restaurant Anatolie

Pour plus d’informations sur l’Orient-Express:

– le site internet officiel de l’Orient-Express : http://www.orient-express.eu

– infos pratiques sur l’expo à l’Institut du monde arabe : http://www.imarabe.org/activites-evenements/collections-expositions/expositions/orient-express

– petite bibliographie suggestive :

Littérature : Agatha Christie, Le Crime de l’Orient-Express, 1934 ; Vladimir Fédorovski, Le roman de l’Orient-Express, 2008 ; Histoire et essais : Méryem Hani, L’Orient-Express, 2013 ; André Papazian, Trains de légende en Europe, 2001.

– et pour jouer au détective, tout simplement :

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La dame à la Licorne et toutes les autres licornes

Pour les vacances qui arrivent, pourquoi n’iriez-vous avec votre enfant (ou vos enfants) voir La dame à la Licorne, exposée au musée de Cluny  ?

La dame à la Licorne - musée de Cluny

La dame à la Licorne – musée de Cluny

La dame à la licorne a été utilisée pour de nombreuses occasions, et notamment pour le décor de la salle commune des Gryffondor dans Harry Potter : c’est bien la dernière toile, la sixième, la plus mystérieuse qui a été choisie pour l’occasion. La plupart des fans de Harry Potter l’auront déjà remarqué…

Salle commune de Gryffondor dans Harry Potter

Salle commune de Gryffondor dans Harry Potter

La vraie toile fait partie en réalité d’un ensemble de tapisseries de la fin du XVe siècle, commandées par un magistrat lyonnais, et qui représentent chacune un sens : le goût, l’ouïe,  l’odorat, la vue et le toucher. La sixième représente une femme qui range son collier dans son coffre. Sur la tente est écrit  » à mon seul désir », ce qui a pu faire penser que cette  toile représente la volonté comme « sixième sens », mais chacun est libre d’avoir sa propre idée.

Les tapisseries sont très grandes, environ 3 mètres de hauteur pour 2 à 4 mètres de large, ce qui rend l’observation agréable. On peut voir tous les petits détails amusant : des lapins, des singes, des petits chiens, des renards… Tout pour jouer à reconnaître et à compter les animaux !

Détail de La dame à la Licorne

Détail de La dame à la Licorne

Les licornes étaient jusqu’au XVIe siècle, voire XVIIe siècle, assez présentes dans les représentations iconographiques et héraldiques. Leur existence était certaine pour les contemporains, suite à la description de voyageurs en Afrique, peut-être à la suite d’une confusion avec des antilopes.  Leur dessin était variable, comme on peut le voir avec ces extraits de différentes cartes maritimes du XVIe siècle  :

Licorne dans la Carte nautique de Joan Oliva, 1595

Licorne en Afrique dans la Carte nautique de Joan Oliva, 1595, bnf

Licorne dans Atlas nautique de Joan Martines, 1583

Licorne dans l’Atlas nautique de Joan Martines, 1583, bnf

Dans la représentation des cartes, souvent des animaux fantastiques illuminent des espaces « blancs », des lieux peu connus. Pour voir plus d’animaux extraordinaires (comme les sirènes et les dragons) dans les cartes anciennes, la bnf fait une très belle exposition virtuelle : http://expositions.bnf.fr/marine/albums/creatures.

Pourquoi ne pas demander aux enfants leurs propres dessins d’un licorne ? Le résultat peut bien être au final plus convaincant que celui des cartes du XVIe siècle 🙂

Des livres peuvent accompagner votre visite avec votre enfant, si vous le désirez : par exemple, Mon Petit Cluny, de Marie Sellier.

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Si vous êtes intéressé(e) par cette oeuvre et que vous voulez en savoir plus sur son histoire, voici la présentation fournie par le musée de Cluny : http://www.musee-moyenage.fr/media/documents-pdf/dossiers-de-presse/dp-dame-la-licorne.pdf.

Sur l’histoire des licornes, un livre d’histoire de référence est paru l’année dernière : Les secrets de la licorne, de Michel Pastoureau et Elisabeth Delahaye.

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Et voici les dernières créations incroyables autour de l’oeuvre au centre Georges Pompidou !!

 

Idée de sortie – que voir au musée du Louvre avec les enfants ?

L’hippopotame bleu d’Egypte

Les hippopotames bleus d’Egypte ancienne sont parmi les objets les plus beaux et les plus curieux pour les amoureux de cette période historique et pour les visiteurs du Louvre.  Voici la page du Louvre où vous pouvez avoir une vue plein écran : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/figurine-dhippopotame. Le couleur turquoise chatoyante et leur air sympathique peut certainement séduire tous les enfants ! 

L’hippopotame du Louvre date de la XVIIe dynastie, soit le Moyen Empire,  entre environ – 1650 à –  1530 avant notre ère. Les statuettes d’hippopotame étaient destinées à être placées dans les sépultures des hauts fonctionnaires. Le dessin sur leur corps est composé de plantes et de fleur de lotus ; elles évoquent le Noun originel, la naissance du monde. 

A mon avis, cette couleur bleu turquoise est une invitation claire au coloriage !! Pensez à venir avec un carnet et avec des crayons de couleurs, il pourrait être sympa de proposer à votre enfant de dessiner et/ou de colorier l’hippopotame avec son plus beau crayon bleu, ou, pourquoi pas, une autre couleur ! (Pour les tous petits, si le dessin de l’hippopotame est trop difficile, vous pouvez télécharger gratuitement un dessin sur internet avant votre visite, afin qu’il ne lui reste plus qu’à colorier)

 

Détail pratique : l’hippopotame est au département des antiquités égyptiennes du Louvre, aile Sully, 1er étage, vitrine 6 !

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Pour terminer, je ne peux résister de mentionner ce poème de Théophile Gautier qui chante la sérénité de l’hippopotame : 

« L’hippopotame au large ventre
Habite aux Jungles de Java,
Où grondent, au fond de chaque antre,
Plus de monstres qu’on n’en rêva.

Le boa se déroule et siffle,
Le tigre fait son hurlement,
Le buffle en colère renifle ;
Lui, dort ou pait tranquillement.

Il ne craint ni kriss ni zagaies,
Il regarde l’homme sans fuir,
Et rit des balles des cipayes
Qui rebondissent sur son cuir.

Je suis comme l’hippopotame :
De ma conviction couvert,
Forte armure que rien n’entame,
Je vais sans peur par le désert. »

Théophile Gautier, La Comédie de la Mort