Mariages consanguins : un fait rarissime ?

Bonjour à tous ! Je reviens avec plaisir aujourd’hui pour vous présenter aborder un phénomène en histoire de la famille qui est assez difficile à observer en réalité : les mariages entre cousins dans une famille. 

L’observation des mariages se fait sur plusieurs générations et sur différentes branches pour déterminer si le choix de conjoints apparentés est une tradition familiale. 

Dans ma famille, je connais un mariage entre cousins homonymes : celui Eugène Marie Joseph avec Gabrielle Bernard en 1907. Voici pour présenter Eugène Marie Joseph la description physique inscrite sur sa fiche matricule : vous remarquerez la description originale des ses yeux, qualifiés de « roux ». 

Fiche matricule d'Eugène Marie Joseph Bernard, Archives départementales du Rhône

Fiche matricule d’Eugène Marie Joseph Bernard, Archives départementales du Rhône

En réalité, les historiens ont montré jusqu’à présent une extrême rareté des mariages consanguins dans l’Ancien Régime. Les gens étaient conscients de leurs degrés de parenté ou ces derniers leur étaient rappelés par le prêtres. Ces degrés de parenté sont importants car ils constituent une interdiction de mariage : l’Eglise prohibait le mariage jusqu’au  7e degré de consanguinité depuis le concile de Latran IV en 1215 (4e degré de computation germanique ou canonique). Au XIXe et XXe siècles, il est tout à fait possible de se marier avec un cousin/une cousine dans l’Etat civil. Mais existe-t-il alors plus de mariages entre cousins après la Révolution ? 

Acte de mariage entre Eugène Marie Joseph Bernard et Gabrielle Bernard le 26 novembre 1907, archives municipales de Lyon

Acte de mariage entre Eugène Marie Joseph Bernard et Gabrielle Bernard le 26 novembre 1907, archives municipales de Lyon

Après avoir bien cherché, j’ai trouvé un autre mariage entre apparentés, cette fois-ci non homonyme : le mariage entre Jérôme Bernard et Rosalie Dulaquais en 1860. Ils avaient les mêmes grands-parents : Rosalie est la fille de Marie Bernard mariée à Joseph Dulaquais ; Jérôme est le fils de Jean Bernard. Or Marie et Jean sont frère et soeur. Il s’agit donc de cousins germains. Je n’ai pas les archives des registres de catholicité en ligne, donc il est difficile de savoir s’ils ont dû avoir une dispense. 

Vous remarquerez dans l’acte de mariage ci-dessous que il n’est mentionné aucune opposition au mariage et que le maire fait partie de la famille Dulaquais ! 

Acte de mariage entre Jérôme Bernard et Rosalie Dulaquais le 10 juillet 1860, archives départementales du Rhône

Acte de mariage entre Jérôme Bernard et Rosalie Dulaquais le 10 juillet 1860, archives départementales du Rhône

Acte de mariage entre Jérôme Bernard et Rosalie Dulaquais le 10 juillet 1860, archives départementales du Rhône

Acte de mariage entre Jérôme Bernard et Rosalie Dulaquais le 10 juillet 1860, archives départementales du Rhône

Quels sont les facteurs de ces mariages ? Cela est difficile à dire ; mais je remarque une troublante coïncidence des lieux d’habitation des parties, ce qui peut paraître évident, mais qui ne constitue pourtant pas un facteur déterminant à lui seul, puisqu’aucun mariage n’est consanguin dans ma famille dans les siècles précédant.

Pour Jerôme et Rosalie, ils habitaient tous les deux dans le village de Saint-Laurent-de-Mûre. Plus intéressant encore : Eugène Marie Joseph habitait à Lyon, dans la même rue que Gabrielle, et même au numéro d’à côté. 

Un autre facteur peut être la cohérence du milieu social des parties. En plus d’un mariage entre personnes connues, apparentés, on a un mariage entre personnes d’un même milieu, dont les intérêts économiques peuvent converger. 

Enfin, autre facteur, lié aux deux autres, doit être pris en compte : les sentiments entre deux personnes qui ont peut-être grandi ensemble. Cela est peut-être le cas pour Jérôme et Rosalie, qui avaient cinq ans de différence. 

En conclusion, je constate qu’après la Révolution, dans ma famille, les mariages entre cousins sont plus nombreux, tout en restant marginaux. Mais cela ne permet pas d’ériger des conclusions sur l’histoire de la famille à l’époque contemporaine en général. Je vous propose donc, si vous connaissez des mariages consanguins dans votre famille, de nous les présenter en commentaire pour que nous puissions ouvrir une discussion sur le sujet ! 

N’hésitez pas aussi à voter pour l’article à venir dans deux semaines !  L’article de la semaine prochaine sera consacré comme à chaque fin de mois à une revue des magazines à paraître pour septembre 🙂

Pour lire sur le sujet : 

A. Bideau, G. Brunet, E. Heyer, H. Plauchu, « La consanguinité, révélateur de la structure de la population. L’exemple de la vallée de la Valserine du XVIIIe siècle à nos jours », Population (French Edition), 49e Année, No. 1 (Jan. – Feb., 1994), pp. 145-160, Article Stable URL:http://www.jstor.org/stable/1533839.

Stéphane Minvielle, La famille en France à l’époque moderne, XVIe-XVIIIe, Armand Colin, 2010.

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Mourir à 28 ans, soldat de Napoléon, à Plymouth…

        Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vous présente un nouvel article de généalogie grâce au vote de la semaine dernière ; nouvel article que j’avais hâte de vous présenter. Dans l’état civil de Saint-Laurent-de-Mûre (Rhône) où vivaient une grande partie de ma famille avant de s’installer à Lyon, un acte a tout particulièrement attirer mon attention…

Acte de décès de Jean Bernard, archives départementales du Rhône

Acte de décès de Jean Bernard, archives départementales du Rhône

Un dénommé Jean Bernard, de ma famille donc, est mort à Plymouth en Angleterre en 1804, âgé de 28 ans.
En calculant, il est censé être né en 1776. Le problème est que le seul Jean qui naît à cette époque est Jean Baptiste, en 1778. Aucun autre Jean n’apparaît dans la paroisse.  L’acte de décès a été ajouté à l’état civil de la commune en 1816 par Joseph Cartier, « adjoint à monsieur le maire de Saint-Laurent ». Il est en fait rédigé à partir d’une liste du 26 mai 1807 adressée par les commissaires du transport, office des prisonniers de guerre français décédés en Angleterre et initialement certainement signée par Boursaut, chef du bureau des prisonniers de guerre.

Il n’est pas impossible de voir des erreurs de quelques années dans les dates de naissance, car souvent les gens n’étaient pas tout à fait certain de leur date. D’autant plus qu’on ne fêtait pas les anniversaires au XVIIIe et début XIXe siècles comme aujourd’hui ou que le service militaire ait pu faire une erreur. Le plus problématique est le prénom de Jean Baptiste, mais on peut supposer qu’il ait été raccourci pour des raisons pratiques ou que Baptiste ait été considéré comme un second prénom (ce qui est rare tout de même). Jean [Baptiste] n’était qu’un simple soldat, provenant de St-Domingue.

Acte de baptême de Jean Baptiste Bernard, 1778, archives départementales du Rhône (en ligne)

Acte de baptême de Jean Baptiste Bernard, 1778, archives départementales du Rhône (en ligne)

Mais que faisait-il là-bas ? Cela nous permet de revenir brièvement sur les guerres napoléoniennes outre-mer.

1804 est justement la date de la proclamation d’indépendance de Saint-Domingue, ou plutôt d’Haïti. A la date du décès de Jean Bernard, le 20 août, Haïti est indépendante depuis le début de l’année (1er janvier); serait-il mort de la fièvre jaune ? En effet, cette maladie a été à l’origine de la mort de dizaines de milliers de soldats envoyés par Napoléon, et donc de l’échec de reconquête de l’île. 

A Saint-Domingue, les esclaves s’étaient révoltés à partir de 1791 et en 1794 l’esclavage avait été aboli dans les colonies françaises, ce qui donna naissance à une nouvelle société sur l’île. Le gouverneur était le célèbre François-Dominique Toussaint Louverture. Ce dernier conquit la partie est espagnole de l’île et a fait adopté une Constitution le 9 mai 1801 pour devenir le gouverneur à vie de cette colonie. 

oussaint Louverture lors de son débarquement à Brest en 1802, gravure de Pierre-Charles Baquoy, 1802

Toussaint Louverture lors de son débarquement à Brest en 1802, gravure de Pierre-Charles Baquoy, 1802

Napoléon envoya une expédition pour reprendre l’île dans un gouvernement plus étroit ; l’enjeu est la relance de l’économie de plantation et Napoléon était encouragé par le lobby colonial. Le corps expéditionnaire chargé de la reconquête était sous le commandement du général Leclerc, et comportait environ 23 000 hommes. Or le Premier consul rétablit aussi l’esclavage en 1802, ce qui provoqua l’insurrection d’une grande partie ouest de l’île, et finalement l’échec de la reconquête, malgré l’arrestation et la déportation de Toussaint Louverture. 

Pourquoi Jean est-il mort à Plymouth ? Jean était manifestement prisonnier des Anglais. La guerre avec ces derniers a en effet été soldée par le traité de paix d’Amiens, datant du 25 mars 1802. Les préliminaires avaient été même signés le 1er octobre 1801. Jean a peut-être été fait prisonnier lors d’une bataille avec les Anglais à Saint-Domingue avant cette date. Je ne connais pas précisément de bataille pour ce lieu et cette période, mais qui sais, j’en saurai peut-être plus un jour !

Si vous avez vous aussi un ancêtre soldat dans l’armée sous Napoléon ou des astuces pour trouver ces soldats, dites le nous en commentaire ! N’hésitez pas à voter également pour l’article de la semaine prochaine !!

Pour en savoir plus : 

P.-Y. Beaurepaire, S. Marzagalli, Atlas de la Révolution française, Circulation des hommes et des idées, 1770-1804, Autrement, 2010. 

A. Lignereux, L’Empire des Français, 1799-1815, Points, 2012. 

 

Les arts de l’Islam au Louvre – que voir ?

Bonjour à tous ! Je vous ai proposé dans le dernier sondage de choisir votre article, et la majorité a décidé d’une idée de sortie au musée, c’est pourquoi je vous présente une visite que j’ai testée au Louvre : les départements des arts de l’Islam.

Il y a quelques jours, j’y suis allée pour visiter ce département rénové qui contient de magnifiques objets d’arts. Aspect non négligeable de la visite : j’y suis allée cet été un jour de pointe et le département était presque vide, donc j’ai pu profiter du calme et visiter tranquillement !

Seul bémol : le manque cruel d’explication sur l’usage des objets. La contextualisation historique est bien trop faible à mon goût ; les objets sont plutôt considérés du point de vue de l’art et de ses évolutions dans le monde islamique. Gabriel Martinez-Gros, historien médiéviste, intervient dans une video de deux minutes sur l’histoire des mamelouks, dans la deuxième salle ; ce n’est vraiment pas beaucoup, mais c’est déjà ça !

Mais alors, est-il intéressant d’y aller faire un tour quand on est novice comme moi ?

La nouvelle salle des arts de l'Islam au Louvre

La nouvelle salle des arts de l’Islam au Louvre

Oui, bien sûr, il y a tout de même des choses à apprendre et beaucoup à découvrir !

Voici quelques aperçus pour vous donner envie d’y aller :

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Quelques repères historiques sont donnés en début d’exposition : l’apparition de l’Islam au VIIe siècle, son expansion jusqu’en Espagne et jusqu’en Inde. La collection parcourt les arts de l’Islam jusqu’au XIXe siècle. Le site de la BNF fournit une chronologie du monde arabe plus fine et plus complète.

Il est aussi peut-être mieux de préparer la visite si vous le pouvez. Je vous conseille tout d’abord de voir le mini-site du Louvre dédié à ce département et qui présente quelques oeuvres bien mieux que sur place.

Ensuite, on peut trouver et lire quelques livres sur le sujet, que vous pourrez trouver dans votre bibliothèque municipale ou dans une librairie.

Les arts de l'Islam au Musée du Louvre. Album

Les arts de l’Islam au Musée du Louvre. Album

M. Clark, M. Chebel, L'Islam pour les nuls, 2008

M. Clark, M. Chebel, L’Islam pour les nuls, 2008

La préparation est d’autant plus importante si vous y allez avec un enfant. Adultes, vous pouvez faire face à cette rencontre avec un art qui nous est mal connu, mais pour les plus jeunes, ce peut être très vite ennuyeux et difficile à suivre. Voici donc quelques idées pour une visite agréable.

Dans les documents disponibles pour les enfants, j’ai remarqué un livre très bien fait et plein d’explications, au point qu’on pourrait le recommander aussi aux adultes : Comment parler des arts de l’Islam aux enfants, de Rosène Declémenti. Ce livre choisit quelques oeuvres majeures.

Rosène Declémenti, Comment parler des arts de l'Islam aux enfants, Le baron perché Editions, 2013

Rosène Declémenti, Comment parler des arts de l’Islam aux enfants, Le baron perché Editions, 2013

J’ai noté aussi l’existence du Dvd « 1 minute au musée » dédiés aux arts de l’Islam ; il est vraiment très bien et aborde beaucoup d’oeuvres. Voici le sommaire disponible sur le site de la boutique du Louvre.

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1 minute au musée les arts de l’Islam

 

Mais, pour improviser, vous pouvez aussi vous concentrer sur quelques oeuvres, voire une seule pour la première fois, surtout pour les plus petits : l’activité peut être de reconnaître les nombreux animaux présents sur certaines oeuvres, comme sur ce panneau aux paons ou sur le pyxide d’al-Mughira par exemple (vous en trouverez la présentation ici : http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/pyxide-d-al-mughira).

Vous pouvez aussi jouer sur les couleurs et proposer de dessiner : comme pour l’hippopotame égyptien, le turquoise est souvent à l’honneur et les couleurs sont souvent chatoyantes !

Panneau aux paons, Ispahan, Iran, 1642-1666, Louvre

Panneau aux paons, Ispahan, Iran, 1642-1666, Louvre

J’espère que cet article vous donnera envie d’y aller ; si vous avez déjà visité ce département, n’hésitez pas à nous faire par de vos remarques et expérience en commentaire!

Comme d’habitude, je vous invite à voter pour l’article de la semaine prochaine !

Un homme, des signatures

     Bonjour à tous ! Aujourd’hui, comme vous l’avez voté, je présente un article de généalogie ; j’ai choisi un des mes ancêtres, Joseph Bernard, né en 1660 et mort en 1725.  Pour le présenter, je choisis un angle un peu particulier : ses signatures. Au fil de sa vie, on reconnaît très bien son écriture. Les signatures sont une marque de l’individu, mais aussi le signe d’une certaine vie sociale et d’une certaine façon de se présenter. 

Un parrainage de Joseph Bernard le 14 novembre 1678, archives départementales du Rhône (en ligne)

Un parrainage de Joseph Bernard le 14 novembre 1678, archives départementales du Rhône (en ligne)

Joseph Bernard est un laboureur dans un petit village à environ 30 km de Lyon : Saint-Laurent-de-Mure. Peu de gens signent à cette époque dans les registres paroissiaux. Les historiens ont utilisé les signatures comme indicateur pour connaître l’alphabétisation des populations. 

Joseph Bernard est sollicité comme parrain durant sa jeunesse par beaucoup de monde, comme les exemples.  Il est très présent dans les années 1680-1700. Le premier baptême connu où il parraine est en 1678, âgé de 18 ans (ci-dessus), alors que son père est décédé 3 ans plus tôt. 

Il parraine le plus souvent des enfants qui n’appartiennent pas à sa famille. Cette présence fréquente au fil des années laisse penser que son statut social était assez élevé dans la société du village. Les laboureurs sont en effet des notables ruraux. Leur position dans l’économie rurale est importante : ils possèdent une exploitation de grand taille ainsi que des attelages. Ils emploient des journaliers et autres exploitants agricoles. 

Un parrainage de Joseph Bernard le 22 février 1679, archives départementales du Rhône (en ligne)

Un parrainage de Joseph Bernard le 22 février 1679, archives départementales du Rhône (en ligne)

 

En 1693, Joseph Bernard signe « Joseph Bernard père » ; statut qui peut faire penser qu’il veut se différencier d’un autre Joseph plus jeune, mais comme il est le seul Joseph de sa famille, il semble ici que ce soit plus pour montrer qu’il est le chef de famille et qu’il signe en tant que père cette fois-ci. 

Baptême d'un enfant de Joseph Bernard, le 21 février 1693, Archves départementales du Rhône (en ligne)

Baptême d’un enfant de Joseph Bernard, le 21 février 1693, Archves départementales du Rhône (en ligne)

Ses signatures deviennent plus rare à partir de 1700. Il n’a même pas signé pour son mariage en 1683 ni pour son remariage en 1696 : bizarrement dans cette paroisse, seuls les témoins et les parrains sont invités à signer. Dans d’autres localités, tous les acteurs peuvent signer. Quelques mois plus tôt, pour un parrainage, Joseph a signé.

Second mariage de Joseph Bernard, avec Marguerite Rivière, le 6 juin 1696, Archives départementales du Rhône (en ligne)

Second mariage de Joseph Bernard, avec Marguerite Rivière, le 6 juin 1696, Archives départementales du Rhône (en ligne)

Un parrainage de Joseph Bernard le 29 mars 1696, archives départementales du Rhône (en ligne)

Un parrainage de Joseph Bernard le 29 mars 1696, archives départementales du Rhône (en ligne)

Finalement, la dernière signature trouvée date de 1718, lorsqu’il est témoin au mariage de son fils Jean. Comparée aux deux premières signatures, on voit que son écriture a changé. Les R notamment sont faits différemment. Les lettres n’ont pas les mêmes tailles : l’écriture serait-elle un peu plus tremblante ? en 1718, Joseph avait 58 ans.

Pour ceux qui ont suivi nos recherches sur twitter pour comprendre ce que signifiait « Morjan », vous voyez ici que Jean Bernard reprend ce nom, ce qui tend à confirmer mon hypothèse que c’est un surnom, qui peut être transmis de père en fils. 

Présence de Joseph Bernard au mariage de son fils Jean, le 17 juin 1718, Archves départementales du Rhône (en ligne)

Présence de Joseph Bernard au mariage de son fils Jean, le 17 juin 1718, Archves départementales du Rhône (en ligne)

Avez-vous suivi aussi un(e) aïeul(e) à travers ses signatures ?  N’hésitez pas à mettre le lien de ce portrait original en commentaire, nous viendrons lire avec plaisir !

 Pour en lire plus sur le sujet, je recommande un livre d’Histoire en particulier : F.-J. Ruggiu, L’individu et la famille dans les sociétés urbaines anglaise et française au XVIIIe siècle, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2007. 

Voici aussi quelques articles : 

F. Furet, W. Sachs, « La croissance de l’alphabétisation en France: XVIIIe-XIXe siècles », Annales. Histoire, Sciences Sociales, No. 3 (May – Jun., 1974), pp. 714-737 URL:http://www.jstor.org/stable/27579322

Y. Longuet, « L’alphabétisation à Falaise de 1670 à 1789 », Annales de Normandie, 28e année n°3, 1978. pp. 207-228. Url :/web/revues/home/prescript/article/annor_0003-4134_1978_num_28_3_5283

J.-M. Moriceau, « Le laboureur et ses enfants. Formation professionnelle et mobilité sociale en Île-de-France (seconde moitié du XVIe siècle) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, T. 40e, No. 3, Apprentissages (XVIe-XXe siècles) (Jul. – Sep., 1993), pp. 387-414.  URL: http://www.jstor.org/stable/20529902.

L’Histoire en revues – août 2014

    Bonjour à tous ! Pour ce nouveau mois de l’été, voici des revues qui sont sorties en août ou que je n’aurais pas présenté dans la revue du mois de juillet; comme beaucoup de revues sont sorties pour juillet et août, il y a certaines revues que j’ai présentées que je ne reprendrais pas ici. 

La revue française de Généalogie n°213 août-septembre 2014

Au sommaire :

Le dossier : Des albums de photos à identifier. Dossier très intéressant car identifier les personnes sur les photos que nous avons s’avère très délicat et parfois très difficile. Comment exploiter ses photos pour sa généalogie ? Comment lire et interpréter ce document (historique) ? 

Parmi les autres articles : 

  • Lacunes étranges et récurrentes de l’état civil entre 1691 et 1736.
  • Famicity, le nouveau réseau social de la famille.
  • Chercher un ancêtre en Allemagne : les associations à contacter. 

Les Cahiers Science et vie n°107 août 2014

Au sommaire : 

Dossier : L’origine des mythes, pourquoi l’humanité partage les mêmes histoires. 

Parmi les articles : 

  • L’espèce fabulatrice : une singularité humaine
  • Des scénarios communs à toute l’humanité ? Hypothèse que deux familles de mythes seraient partagés par les êtres humains depuis au moins 40 000 ans. 
  • Cyclope : un oeil voyageur, un personnage qui remonterait au Paléolithique. 
  • Les nouveaux mondes de légendes : apparition de nouveaux mythes aujourd’hui, diffusés par les nouvelles technologies. 

A feuilleter ici. Voici aussi le site internet des cahiers science et vie : http://cahiers.science-et-vie.com

Arkéo Junior n°220 juillet/août 2014

Au sommaire : 

Numéro spécial préhistoire ; parmi tous les articles, le dossier présente notamment la grotte de Lascaux II, reproduction fidèle de Lascaux, en Dordogne, ainsi qu’une autre grotte importante où sont dessinés des mammouths : la grotte de Rouffignac. Il revient aussi bien sûr sur la grotte de Chauvet qui vient d’être inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Un article explique aussi quel était le rôle du chien auprès des hommes de la préhistoire, alors qu’il était déjà domestiqué. 

Parmi les autres articles : 

  • une fiche sur le Paléolithique supérieur

L’Histoire – Les collections n°64 août 2014

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Au sommaire

Dossier sur les bagnes : à l’occasion de l’ouverture en Guyane, à Saint-Laurent-Du-Maroni, un musée du bagne et d’un autre musée en Nouvelle-Calédonie en 2015, la revue revient sur l’histoire de ces déportations jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale. 

Parmi les articles : 

  • Vivre et survivre au Maroni : à partir de 1852, ce territoire est celui qui reçoit le plus de bagnards jusqu’au milieu du XXe siècle. 
  • Les 12 000 galériens du Roi-Soleil : les galères comme ancêtre du bagne. 
  • Portraits de femmes : portraits de quelques 900 femmes « volontaires » en Guyane entre 1858 et 1907. 

Revue à feuilleter ici.

Atlas des mondes n°402 août 2014 

Au sommaire : Dossier sur les mondes de l’Asie. Il es très complet avec une approche historique et géographique. Il est organisé en 5 parties : 1) le continent introuvable, 2) deux foyers de civilisations, 3) l’intrusion des europées, 4) destins divergents (au XXe siècle) et 5) une nouvelle aire de puissance. 

A feuilleter ici.

Avez-vous lu certaines de ces revues ? En avez-vous d’autres à conseiller ?