I comme Inventaire après décès

L’inventaire après décès est un document incontournable pour les historiens et pour les généalogistes car il permet de connaître l’état des biens et des richesses à la mort d’une personne : en somme il permet de connaître la vie quotidienne, l’intérieur des maisons et des boutiques. Cela est utile surtout pour une période comprise entre le XVIIe et le XIXe siècles.

L’inventaire est un acte rédigé par un officier de justice ou par un notaire pour déterminer les biens meubles et immeubles appartenant au défunt, en attente de la procédure d’héritage et de partage éventuel. 

Le site des archives du Pas-de-Calais présente vraiment très bien ce genre document (avec de photos, de surcroît !). Un exemple est également entièrement transcrit. 

 

Les inventaires ne sont pas toujours disponibles en ligne, mais il existe une solution : il existe des Inventaires sommaires de Archives départementales antérieures à 1790. Par exemple celui des Ardennes se trouve en totalité sur google livre. Il permet d’avoir une idée du contenu du document original car il en donne de brèves informations.  Il est aussi entièrement téléchargeable. On peut aussi les trouver à la BNF. 

Voilà pour exemple un extrait concernant l’inventaire après décès de Jacques Berzet, marchand à Charleville, décédé en 1783. Il avait en marchandises : « 40 écritoires de corne, bois et chagrin, 10 livres ; 9 écritoires de corne, bois et chagrin, 10 livres ; 32 paires de ciseaux, 10 livres 8 sous ; 16 pipes et 4 tuyaux tant en corne que bois, 1 livre 4 sous ; 8 grelots, 12 sous ; […] 28 mouchoirs de foulard, 17 livres, 10 sous ; 44 portefeuilles de cuir, 2 livres 10 sous ; 35 rouleaux de jarretières, 24 livres« . (p. 135-136, dans Google Livre ici )

Comme on le voit, une estimation des marchandises est donnée. Les inventaires après décès sont aussi l’occasion de découvrir d’anciens mots et d’anciens objets !

Avez-vous déjà lus des inventaires après décès ? Y avez-vous déjà trouvé des trésors ?!

 

Pour lire un peu plus sur le sujet : 

Jacques Chaurand, « Le vocabulaire que révèlent les inventaires après décès dans l’est picard au XVIIe siècle », Dix-septième siècle 1/ 2007 (n° 234), p. 169-187
URL : www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2007-1-page-169.htm

Joël Cornette, La révolution des objets. Le Paris des inventaires après décès (XVIIe-XVIIIe siècles), Revue d’histoire moderne et contemporaine, T. 36e, No. 3 (Jul. – Sep., 1989), pp. 476-486

 

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4 réflexions sur “I comme Inventaire après décès

  1. Pour ma part, j’ai eu à me frotter aux inventaires après décès dans le cadre de mon mémoire : je travaillais sur les matrices d’estampes (on ne se refait pas) et j’avais besoin de connaître la valeur accordées à celles-ci… Pour cela quelques sources : contrats de collaboration entre éditeurs et graveurs, actes de ventes, contrats de mariage et… inventaire et vente après décès. Une mine d’or que je consultais à travers des transcriptions puisque beaucoup de ces actes ont été transcrits par les historiens de l’estampe.

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